Gérald Dahan viré après une chronique sur Alliot-Marie
Le grand ménage de Philippe Val à France Inter 
Sur France Inter, la gestion des humoristes s’apparente de plus en plus au tir au pigeon. Avec le remerciement de Gérald Dahan, la semaine dernière, ce sont pas moins de quatre humoristes intervenant dans la session d’information matinale qui, en moins de six mois, ont dû prendre la porte.
Avant Gérald Dahan, il y avait en effet eu Raphaël Mezrahi, privé de micro après à peine quinze jours d’antenne, et surtout Stéphane Guillon et Didier Porte, dont les licenciements en juin avaient défrayé la chronique, mobilisé les syndicats ainsi qu’un grand nombre d’auditeurs.
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L’argument avancé pour le départ de leurs remplaçants est tout autre : leurs chroniques étaient tout simplement “mauvaises”, a justifié la direction d’Inter. Gérald Dahan soutient, pour sa part, que c’est sa dernière chronique, dans laquelle il asticotait la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie – présente dans le studio – qui aurait déplu à Philippe Val, le directeur de la station, et qui serait à l’origine de son licenciement.
Garde vue pour un mail graveleux
Poursuivi pour avoir demandé une «inflation» à Dati 
Le lapsus de Rachida Dati, qui avait confondu «inflation» et «fellation» fin septembre sur Canal+, lui aura valu 48 heures de garde à vue et une convocation au tribunal. Un quadragénaire de la Drôme, amusé par l’erreur de l’ancienne garde des Sceaux, lui a récemment envoyé un mail pour lui demander une petite «inflation», rapporte Le Dauphiné libéré. Un courriel «assez explicite sans être ordurier ni vulgaire», précise le quotidien régional.
La blague de potache aurait pu en rester là, mais elle n’a pas été du goût de Rachida Dati. Toujours selon Le Dauphiné, le plaisantin a été arrêté au saut du lit la semaine dernière par la police judiciaire de Lyon. Appartement perquisitionné, ordinateur saisi, près de deux jours de garde à vue, déferment au parquet, placement sous contrôle judiciaire et citation à comparaître le 3 décembre pour outrage à personne chargée d’une fonction publique.
Les ordinateurs des journalistes investiguant l’affaire volés
Après “Le Monde” et “Le Point”, Mediapart déplore un vol d’ordinateurs 
” Jamais deux sans trois.” L’attaque de l’article de Mediapart s’impose : le site d’information annonce qu’il a lui aussi été cambriolé, après que deux journalistes, l’un du Monde, l’autre du Point, ont rendu public la disparition de leur ordinateur.
Cette fois-ci, le vol est antérieur aux deux précédents, survenus jeudi 21 octobre : c’est dans la nuit du 7 au 8 octobre qu’ont disparu deux ordinateurs portables, dans les locaux de Mediapart. Comme dans les cas précédents, le lien avec l’affaire Woerth-Bettencourt, sur lesquels les journalistes victimes travaillaient, n’est pas avéré. Mais pour Mediapart, “la concomitance de ces trois cambriolages ne peut qu’interroger”. Le site a décidé de porter plainte.
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Les cambriolages viennent ajouter au climat trouble qui règne autour de l’affaire Woerth-Bettencourt. Le Monde a porté plainte, le 20 septembre, pour”violation du secret des sources” et “collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux” à la suite de sa couverture de l’affaire. Selon les informations du Monde, les services du renseignement français ont eu recours à des procédés illégaux pour obtenir les relevés téléphoniques de deux journalistes du quotidien. “Cette accumulation d’événements, entre cambriolages et espionnage téléphonique, pourrait avoir une explication : la volonté de dissuader tout informateur potentiel de parler à la presse dans les affaires sensibles”, écrit Mediapart. “Les autorités cherchent constamment à violer le secret des sources des journalistes. Du coup, ces mêmes sources se méfient et délivrent de moins en moins d’informations. C’est une forme d’intimidation insidieuse qui gêne considérablement notre travail”, déplorait lundi Gérard Davet.
Le parquet veut transférer l’affaire Bettencourt
Le parquet demande le transfert de toutes les enquêtes liées à l’affaire Bettencourt 
Le transfert dans une nouvelle juridiction de toutes les enquêtes judiciaires concernant l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt va être demandé à la Cour de cassation, a annoncé, mardi 26 octobre, le procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier.
Ce magistrat explique dans un communiqué qu’il souhaite résoudre le problème posé pour “l’image de la justice” par le conflit opposant à Nanterre, lieu actuel des procédures, la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez et le procureur Philippe Courroye.
Philippe Ingall-Montagnier a donc demandé au procureur Courroye d’ouvrir une information judiciaire sur tous les volets de l’affaire qu’il conduit actuellement sous forme d’enquêtes préliminaires, un préalable nécessaire au transfert des dossiers.
“Une fois la juridiction d’instruction saisie, il sera demandé à la Cour de cassation de statuer globalement sur le dépaysement dans un autre ressort de l’ensemble des dossiers concernant cette affaire, au regard de la préservation de l’image de la justice et des conditions objectives de sérénité de la juridiction de Nanterre, auxquelles il est porté atteinte, quels que soient ses efforts et la qualité de son action”, dit le communiqué du procureur général.
Les journalistes dénoncent le comportement de Courroye
Affaire Woerth-Bettencourt : les journalistes judiciaires dénoncent les “manœuvres” de Courroye 
L’Association des journalistes de la presse judiciaire s’est dite lundi indignée par des “manœuvres” du procureur Philippe Courroye, qui a fait rechercher les communications téléphoniques de journalistes pour connaître leurs sources, dans l’affaire Woerth-Bettencourt.
“Il est intolérable, dans une démocratie qui prétend protéger le secret des sources des journalistes, de constater que les moyens de l’Etat sont mis en œuvre à l’encontre de l’esprit de la loi votée en ce sens par les parlementaires”, écrit dans un communiqué l’association, qui représente environ 150 journalistes chargés de l’actualité judiciaire.
“Il est plus que temps de mettre un terme à ces dérives choquantes. Sauf à considérer qu’en France, le secret des sources n’est plus la pierre angulaire de la liberté de la presse comme ne cesse de le rappeler la jurisprudence européenne”, selon la presse judiciaire.
L’association “dénonce de la manière la plus catégorique l’espionnage dont ont été victimes, au moins à deux reprises, des journalistes dans cette affaire où l’exécutif semble avoir une conception bien particulière des intérêts de la Nation”.
Courroye enquête sur la juge Prévot-Desprez
M. Courroye a mené une enquête contre la juge Prévost-Desprez sur la base de relevés téléphoniques de journalistes du “Monde”
Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a ordonné une enquête pour “violation du secret professionnel” sur la juge Isabelle Prévost-Desprez, saisie d’un supplément d’information dans le volet “abus de faiblesse” de l’affaire Bettencourt.
En s’appuyant sur une plainte pour violation du secret de l’enquête, déposée par Me Georges Kiejman, l’avocat de Liliane Bettencourt, après un article du Monde, le procureur a cherché à prouver que Mme Prévost-Desprez parlait à la presse. Il a chargé la police d’examiner les relevés téléphoniques, les fameuses “fadettes” (factures détaillées) des deux journalistes auteurs de l’article.
Cette enquête devrait asseoir une demande de dessaisissement de la juge. C’est la seconde fois que les relevés de conversations téléphoniques de journalistes sont utilisés, d’abord par la police, aujourd’hui par la justice, pour régler des comptes internes. Alors que le Monde portait plainte, le 20 septembre, pour violation du secret des sources garanti par la loi, le parquet de Nanterre examinait les fadettes des journalistes, dans des conditions légales discutables.
Le marché juteux de la capitalisation… en famille
Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de la réforme des retraites ? 
Le site d’information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n’est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l’Etat.
Selon Médiapart, la réforme “va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition” et sera donc “propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près”. Parmi les opérateurs privés d’ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric.
“Il ne s’agit pas que d’une coïncidence. Mais bien plutôt d’une stratégie concertée en famille”, écrit Médiapart, “l’un assèche les régimes par répartition tandis que l’autre pose les fondements du système par capitalisation”. Le site ajoute : “Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile.”
“Cette société n’aurait jamais vu le jour sans l’appui de l’Elysée”, écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d’Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée.
En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. “Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?”, demande Médiapart. “Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l’Etat?”
L’enjeu n’est pas mince. Le marché pourrait représenter “40 à 100 milliards d’euros”
Une manifestante violemment frappée au visage par un CRS
(1’17’’) Une manifestante violemment frappée au visage par un CRS
La cours européenne des droits de l’homme condamne la france
Garde à vue : la Cour européenne des droits de l’homme condamne Paris 
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné, jeudi 14 octobre, la France dans une affaire de garde à vue, comme l’affirmait France Info. Les juges européens ont estimé que les personnes gardées à vue doivent pouvoir bénéficier d’un avocat dès le début de la procédure et durant tous les interrogatoires et insisté pour que soit respecté le droit d’un mis en cause de garder le silence. “Le droit français ne répond pas aux exigences du procès équitable”, écrivent-ils.
Karachi: le parquet fait appel pour bloquer l’enquête
Karachi : “les documents de l’enquête mettent en cause Balladur et Sarkozy” 
Des documents de l’enquête préliminaire sur l’affaire Karachi “mettent explicitement en cause Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy comme donneurs d’ordre des rétro-commissions”, a affirmé jeudi 7 octobre l’avocat des parties civiles, Me Olivier Morice, lors d’une conférence de presse.
Il déclare avoir eu accès au rapport préliminaire du juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur le volet financier de cette affaire de vente de sous-marins au Pakistan en 1994 qui pourrait avoir un lien avec l’attentat qui a coûté la vie à 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN), en 2002 à Karachi.
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Jeudi matin, des sources judiciaires avaient annoncé que le juge d’instruction Renaud van Ruymbeke allait enquêter sur les soupçons de rétro-commissions.
Mais le parquet de Paris avait aussitôt annoncé qu’il comptait faire appel de la décision du juge.
La position du parquet de Paris “s’apparente à une entrave à la manifestation de la vérité”, a dénoncé l’avocat. Cette décision démontre, selon lui, que “le pouvoir a peur”.
