Les ordinateurs des journalistes investiguant l’affaire volés
Après “Le Monde” et “Le Point”, Mediapart déplore un vol d’ordinateurs 
” Jamais deux sans trois.” L’attaque de l’article de Mediapart s’impose : le site d’information annonce qu’il a lui aussi été cambriolé, après que deux journalistes, l’un du Monde, l’autre du Point, ont rendu public la disparition de leur ordinateur.
Cette fois-ci, le vol est antérieur aux deux précédents, survenus jeudi 21 octobre : c’est dans la nuit du 7 au 8 octobre qu’ont disparu deux ordinateurs portables, dans les locaux de Mediapart. Comme dans les cas précédents, le lien avec l’affaire Woerth-Bettencourt, sur lesquels les journalistes victimes travaillaient, n’est pas avéré. Mais pour Mediapart, “la concomitance de ces trois cambriolages ne peut qu’interroger”. Le site a décidé de porter plainte.
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Les cambriolages viennent ajouter au climat trouble qui règne autour de l’affaire Woerth-Bettencourt. Le Monde a porté plainte, le 20 septembre, pour”violation du secret des sources” et “collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux” à la suite de sa couverture de l’affaire. Selon les informations du Monde, les services du renseignement français ont eu recours à des procédés illégaux pour obtenir les relevés téléphoniques de deux journalistes du quotidien. “Cette accumulation d’événements, entre cambriolages et espionnage téléphonique, pourrait avoir une explication : la volonté de dissuader tout informateur potentiel de parler à la presse dans les affaires sensibles”, écrit Mediapart. “Les autorités cherchent constamment à violer le secret des sources des journalistes. Du coup, ces mêmes sources se méfient et délivrent de moins en moins d’informations. C’est une forme d’intimidation insidieuse qui gêne considérablement notre travail”, déplorait lundi Gérard Davet.
