MENS, le fichier ethnique illégal sur les Roms 
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/07/la-gendarmerie-detient-un-fichier-roms-illegal_1421548_3224.html – ens_id=1389596
La gendarmerie a constitué un fichier sur les Roms, illégal et clandestin : un fichier ethnique, baptisé MENS – minorités ethniques non sédentarisés. Il a été constitué par l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), au fort de Montrouge, à Arcueil, dans le Val-de-Marne.
Mes Françoise Cotta et William Bourdon, avocats des quatre principales associations de Roms et de gens du voyage, ont porté plainte, mercredi 6 octobre, auprès du procureur de Paris, pour constitution de fichier non déclaré et conservation “de données à caractère personnel qui font apparaître les origines raciales et ethniques”, délits punis de cinq ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.
[…]
“Ces fichiers ont des relents qui ne peuvent que rappeler de très mauvais souvenirs”, indique Me Bourdon. Pour Me Cotta, “nous ne sommes pas en 1940, nous attendons une réaction publique pour que ça s’arrête très vite. C’est au sein de ce gouvernement que se trouve le principal danger pour la paix sociale”
Surveillance téléphonique : Matignon contourne la loi 
http://www.rue89.com/2010/09/28/grace-a-fillon-la-police-a-bien-acces-aux-releves-telephoniques-168637
Alors que Brice Hortefeux assurait ce mardi après-midi dans l’hémicycle qu’« aucune écoute n’est illégale » en France, Le Canard Enchaîné, à paraître mercredi, révèle une lettre classée confidentielle émanant du directeur de cabinet de François Fillon. Elle permet aux services de police et de renseignement d’accéder à la liste des appels passés depuis un téléphone et ce, hors de tout contrôle, ce qui est contraire à la loi de 1991 encadrant les écoutes. Matignon dément.
Les policiers n’ont plus à demander l’autorisation des opérateurs de téléphonie pour obtenir les factures détaillées et les relevés de géolocalisation de leurs clients. Ils n’ont pas non plus à demander l’autorisation de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) pourtant mise en place pour cela.
L’hebdomadaire a eu connaissance de deux documents classifiés « confidentiel-défense » :
- Un compte-rendu d’une séance plénière de la CNCIS du 21 janvier, laquelle autorise les ministères de l’Intérieur et de la Défense à se procurer des « données techniques » des abonnés sans autorisation de la part de leurs opérateurs.
- Une lettre signée Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet de François Fillon, du 17 février, qui autorise la police à accéder aux factures détaillées (les « fadettes ») de n’importe qui sans en avertir qui que ce soit.
Ce tour de passe-passe a étonnamment échappé aux membres de la Commission.
Des députés UMP veulent obliger les maires à vidéosurveiller leurs habitants :
http://www.numerama.com/magazine/16905-des-deputes-ump-veulent-obliger-les-maires-a-videosurveiller-leurs-habitants.html
Au début de l’année, nous avions vu comment un amendement à la loi Loppsi proposé par Brice Hortefeux visait à imposer aux communes l’installation de solutions de vidéosurveillance. Il donnait aux préfets le pouvoir de faire réaliser des études de sécurité sur les besoins en matière de “vidéoprotection”, et de faire installer de force les caméras lorsque ces études concluaient qu’elles étaient nécessaires. Devant l’hostilité parlementaire, l’amendement avait été retiré par le gouvernement.
Pour mieux sauter ? Une proposition de loi déposée discrètement le 16 septembre remet le couvert, de manière encore plus directe. Elle est signée des députés UMP Christian Vanneste, Olivier Dassault, Jean-Marc Mesne, Bruno Sandras et André Wojciechowski. Le texte dit en son article 3 que les communes de plus de 3500 habitants sont “dans l’obligation d’installer des systèmes de vidéoprotection”, sous peine de payer une amende dont le montant sera “fonction de leur taille et du taux de délinquance sur leur territoire”.
Les maires seraient par ailleurs tenus de fournir aux préfets un inventaire annuel des caméras installées. Pour aider les communes, l’Etat pourrait mettre la main au portefeuilles. Mais l’article 2 du projet de loi conditionne ses aides “à la mise en place au sein des communes d’une politique de travaux d’intérêt général” à l’égard des délinquants.
Enfin, l’article 6 donne aux départements et régions le pouvoir de se substituer aux maires les plus récalcitrants.
“Allez, dégage sale Arabe. On peut vous tabasser comme on veut” :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/24/allez-degage-sale-arabe-on-peut-vous-tabasser-comme-on-veut_1271560_3224.html
Le journal retranscrit le témoignage du jeune homme, qui s’est retrouvé, le soir de la qualification de l’équipe de foot d’Algérie pour le Mondial 2010, au milieu d’une “guerre franco-française”. […] “A la porte Maillot, nous découvrons, au milieu de bouchons, un Paris – non – une France en guerre contre une partie de ses citoyens (…). J’ai vu des pères de famille stationnés sur le bas-côté matraqués et humiliés devant leurs enfants. J’ai vu des jeunes qui fêtaient la victoire sans aucune violence, mais avec la spontanéité et l’enthousiasme des 20 ans, se faire rouer de coups jusqu’au sang (…). Quelques hectomètres avant l’entrée du périphérique, je regarde, effaré, un CRS fracturer le nez – d’un coup de matraque net et précis – d’un jeune en voiture”, raconte-t-il sur sa page Facebook. A Libération, il ajoute : “Ils instaurent un climat de terreur. La logique est manifestement de faire peur à tout le monde”.
Deux nouveaux fichiers de police créés :
http://www.liberation.fr/societe/0101597749-deux-nouveaux-fichiers-de-police-crees
En revanche, même si son président Alain Bauer, y voit “un progrès sensible”, le groupe de contrôle des fichiers relève qu’il “reste encore en attente des petites exploitations à traiter” comme “l’information économique et sociale”, “les mentions de permis de séjour ou les naturalisations”.
Enfin, “les modalités de destruction des anciens fichiers sont toujours en attente d’une étude des Archives de France”.
Appel d’offre ministériel : veille de l’opinion dans le domaine de l’éducation :
http://scideralle.org/Appel-d-offre-Veille-de-l-opinion.html
Le dispositif de veille en question vise, en particulier sur Internet, à :
* Identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents)
* Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
* Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau
* Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
* Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
* Suivre les informations signifiantes dans le temps
* Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
* Rapprocher ces informations et les interpréter
* Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
* Alerter et préconiser en conséquence
Tribune : Mauvais coups contre les libertés publiques, par Corinne Lepage :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2312
En effet, tout se passe comme si la crise économique était le moment rêvé pour procéder aux mauvais coups contre les libertés publiques pendant que les braves citoyens sont tout occupés à se préoccuper des cours de bourse sur lesquels ils ne peuvent rien.
Edvige : un fichier de plus, un fichier de trop ? :
http://www.rue89.com/2008/07/24/edvige-un-fichier-de-plus-un-fichier-de-trop
Depuis, le 10 juillet une pétition circule, en attendant un recours devant le Conseil d’Etat. Alain Bauer, lui, criminologue et auteur en 2007 d’une étude sur les fichiers de police et de gendarmerie, estime qu’il n’y a là « rien de nouveau sous le soleil ». Selon lui, ce n’est pas ce fichier qui nous fera passer dans une société de surveillance. Pour une raison simple : on y est déjà