La Ligue des droits de l’homme (LDH) dresse le portrait d’une justice “bafouée” 
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/13/la-ligue-des-droits-de-l-homme-ldh-dresse-le-portrait-d-une-justice-bafouee_1333080_3224.html
La Ligue des droits de l’homme (LDH) dresse le portrait d’une justice “bafouée”, “dure aux faibles” mais “paralysée face aux puissants” dans son “Etat des droits de l’homme en France” 2010, un rapport annuel de 124 pages présenté mardi 13 avril à Paris. “La situation de la justice en France est dramatique, face à la crise sociale, le pouvoir politique trouve des dérivatifs dans le sécuritaire et pour cela, on utilise la justice […]. On a multiplié le nombre de détenus par deux en vingt ans, et les Français n’en sont pas deux fois mieux protégés”, a déclaré le président de la LDH, Jean-Pierre Dubois, lors d’une conférence de presse.
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La LDH dénonce aussi le doublement du nombre de gardes à vue et la durée des peines : “Aucune démocratie ne peut demander à la justice pénale de réduire par toujours plus de sanctions et d’enfermement toutes les fractures qui la traversent.” “En démocratie, l’état de la justice est un marqueur extrêmement fiable de l’état des libertés, de l’égalité réelle et de la séparation des pouvoirs”, conclut le président de l’association.
La prescription invitée surprise de la réforme judiciaire :
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE6210FY20100302?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0
“On le voyait venir mais le passer de cette manière, en douce, sans en avoir jamais parlé et avant toute concertation, c’est surprenant”, a-t-elle déclaré.
Le texte propose que les principaux délits financiers, comme l’abus de bien social, soit déclaré “prescrit” – c’est-à-dire trop ancien pour être poursuivi – six ans après la date à laquelle l’infraction a été commise.
Ce délai ne serait même que de trois ans pour l’abus de confiance simple, qui vise par exemple les détournements de fonds dans les mairies.
Supprimer le juge d’instruction ? « Une régression démocratique » :
http://www.rue89.com/2009/01/06/supprimer-le-juge-dinstruction-une-regression-democratique
C’est l’une des critiques les plus vives adressées aux tenants du système accusatoire à l’anglo-saxonne : supprimer le juge d’instruction reviendrait à promouvoir une justice à deux vitesses. « Et avec un parquet qui ne sera jamais indépendant en France », ajoute le président de l’USM.